La lecture d’un article relatant une étude sérieuse faite par UCLA UCLA University of California, Los Angeles. aux US fait prendre conscience que, finalement, la Toile "miraculeuse et omnisciente" ne fait pas que du bien, voire ...
Voici l’article en question, paru le 12 février dernier dans Directmatin.
Kabir Sehgal, écrivain américain à succès, ancien Vice-Président de JP Morgan, producteur de musique reconnu, s’est penché sur ce qu’Internet fait à notre cerveau. Ce n’est pas très gai. Comme la quantité des contenus en ligne explose littéralement, il explique que notre cerveau a appris à lire différemment, en étant sans cesse distrait, et cela a changé la façon dont nous apprenons. L’Internet nous donne accès à une quantité d’information sans précédent et dans le même temps, paradoxalement, nous devenons plus superficiels. Ce que prouvent des études neurologiques. L’université de Californie, l’UCLA UCLA University of California, Los Angeles. , a scanné en 2008 le cerveau de 24 personnes qui faisaient des recherches à l’aide de Google. Les scientifiques ont trouvé que ceux qui utilisaient le plus le moteur de recherche avaient une plus grande activité cérébrale, plus particulièrement dans le cortex préfrontal. C’est la partie du cerveau que nous utilisons pour prendre des décisions. Cela peut sembler bénéfique. Mais ce n’est pas le cas.
Quand nous rencontrons des liens hypertextes, notre cerveau se pose la question : cliquer ou ne pas cliquer ? Comme nous sommes sans cesse interrompus pour prendre de telles décisions, nous n’assimilons plus le texte. L’usage de l’Internet "recâble" notre cerveau.
Une évolution que confirme une autre étude du Journal of Digital Information. Ceux qui lisent des documents contenant de l’hypertexte ne retiennent pas autant d’informations que ceux qui ont des textes sans liens. Avec un livre, notre cerveau a le temps de transférer l’information de la "mémoire vive" vers la « mémoire à long terme ». Et cette dernière ne sert pas seulement à stocker du savoir, elle organise nos concepts et nos pensées.

